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Interview de Paul Serin

#Championnat #France #Freestyle #2016

C’est au tour de Paul de nous livrer ses impressions autour de l’open Kite Sud De France. Le jeune freestyler termine à la deuxième place cette année mais ne démérite pas. Paul fait partie des meilleurs freestylers Français engagés sur le circuit mondial. Petit message de Kitesurf mag : ne lâche rien champion !

  • Paul, pourrais-tu te présenter rapidement ?

“Salut à tous, j’ai 23 ans je vis à Béziers dans le sud de la France j’ai démarré des études de STAPS que j’ai arrêtées pour commencer des études de journalisme. Voyager, écrire et rider, c’est ça que j’aime vraiment ! D’ailleurs, je vais pouvoir bosser pour Kitesurf Mag à la place d’Hugo comme ça il sera peinard ahah ! Sinon, j’aime beaucoup partir au Brésil et en Australie pour kiter !”

  •  Qu’as tu pensé des conditions durant la compétition ?

“Plutôt cool, un plan d’eau pas mal et assez sympa pour le freestyle mais le vent reste irrégulier et ça n’a pas été mieux pour les finales avec du vent de Sud et plus de clapot. Dommage que la Tram’ ne soit pas restée quelques jours de plus mais on doit composer avec la météo…”

  •  Est-ce que tu as eu un entraînement particulier avant de participer au championnat ?

“Je n’ai pas eu d’entraînement particulier pour cette compétition, je m’entraîne toute l’année en prépa physique et sur l’eau pour préparer les étapes internationales, comme là par exemple je reviens du Brésil qui est vraiment un endroit parfait pour s’entrainer à poser de nouvelles figures.”

  •  Quels étaient tes objectifs pour cette compétition ?

“Gagner bien sûr ! L’année dernière, j’ai terminé en deuxième position et cette année encore le titre m’échappe de peu. Bilan : 2 titres de champion de France et 2 fois sur la 2e marche du podium. Je compte bien reprendre le titre tant convoité l’an prochain.”

  •  Le kite est un sport individuel, quelles sont tes relations avec tes adversaires qui sont aussi tes amis ?

“Durant la compétition c’est assez spécial avec Val et Julien (Leleu) car on s’entraîne ensemble toute l’année, on évolue ensemble, on se pousse vers le haut et au championnat de France on se retrouve confronté les uns aux autres donc c’est délicat. Sur la plage, ce sont des potes et sur l’eau ce sont de très bons concurrents ! La pression devient différente sur le tour mondial par exemple, car peu importe la personne que l’on a en face de nous on essaie toujours d’aller plus loin en restant concurrent sur la plage mais aussi sur l’eau.”

  • Quels sont tes projets à venir ?

“Je compte m’entraîner encore 1 mois et après je vais attaquer le tour mondial en décembre en Nouvelle-Calédonie et pourquoi pas profiter à fond du Brésil ! Tant qu’à faire il faut profiter non ?”

  •  Fais nous un retour sur cette finale…

“Les heats se sont enchainés dans des conditions qui devenaient de plus en plus difficiles. Je suis passé de la 12m pour les premiers tours à la 9m bien toilé en finale. Par Sud, plus le vent forcit et plus le clapot devient dur à gérer.

Nous sommes donc Val et moi en finale, tous les deux en 9m bien toilé et sur ce même plan d’eau littéralement en travaux. Je démarre mon heat par 2 crashs, le vent irrégulier n’aidant pas j’ai eu du mal à trouver de bonne zone pour poper, mais je me reconcentre et je repars doucement sur les bases, un bon S-Mobe, S3, Back Mobe, Crow Mobe, un Hinterberger Mobe dans la rafale bien clean et un bon back Mobe 5 pour finir sur une bonne note. Je n’ai quasiment vu aucun tricks de Val, sur la plage tout le monde est partagé, une chose est sure ce sera serré ! Un peu de regret tout de même de ne pas avoir pu poser quelques tricks de plus comme un Crowmobe 5 ou un Frontblind Mobe mais en heat tout n’est pas aussi simple…

Le verdict tombe Val l’emporte, sur le coup un sentiment de colère et de déception m’envahissent : “pourquoi je n’ai pas posé ce foutu Frontblind Mobe”, je m’en veux terriblement, j’étais venu pour gagner donc forcément ça met un coup au moral… Après consultation des feuilles de juges, beaucoup d’incompréhensions mais c’est le jeu comme on dit. Val ridait super fort ces jours-ci et il le mérite amplement. Sur ce heat final, c’était serré j’avais ma chance, je ne l’ai pas prise, c’est la vie. Soit on gagne, soit on apprend. Ce coup ci j’apprends et pas qu’un peu. J’aimerais ajouter que c’est une première sur le championnat de France d’avoir du prize money.

En revanche, le niveau en finale est digne d’une étape du circuit mondial et peut-être que nous aurions mérité un crew de juges plus expérimentés. En attendant retour à l’entrainement avant la dernière étape de l’année à Nouméa, je compte bien rester dans le top 5 mondial cette année !”

  •  Est-ce que tu pourrais nous faire un petit bilan de ton année ?

“J’ai pas mal progressé, je suis arrivé 5e mondial donc je suis assez satisfait mais je compte tout donner en Nouvelle Calédonie. Mon objectif principal est de rester dans le top five mondial donc il va falloir que je m’accroche et ne rien lâcher.”

 

Merci à toi Paul !