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Chez les vikings, il y a une compète qui mérite de se battre !

Le Red Bull Ragnarok a eu lieu à Hardangervidda, en Norvège, du 4 au 7 avril dernier.

Cette compétition de snowkite s’est déroulée sur le plus grand plateau d’Europe, avec un total de 300 riders inscrits, de plus de 30 nationalités différentes… on vous laisse imaginer !

Aija Ambrasa, venue de Lettonie, nous fait un retour sur le déroulement de la compétition qu’elle gagne en snowboard.

‘’J’adore cette compétition car il y a vraiment de la proximité entre les riders. Malheureusement, il n’y avait pas beaucoup de femmes, c’est dommage, ce n’est pas aussi extrême qu’il n’y parait, il suffit de s’habiller chaudement, je suis sûre que ça plairait à beaucoup d’entre vous, venez nombreuses l’année prochaine !’’

On retrouve le jeune français originaire de Nouvelle-Calédonie, Titouan Galea, qui nous livre son ressenti sur cette compétition qu’il a fait en ski.

J’ai eu un immense plaisir de participer au Red Bull Ragnarok une nouvelle fois cette année. J’adore vraiment le format et le lieu où se déroule la compète. C’est une course d’environ 110 km en ligne droite (plutôt 130 avec les détours…) avec un parcours comprenant 5 portes, où il faut faire 5 tours au total.

La veille de la course, j’avais fait une belle expédition en snowkite avec mon ami Olly Bridge. Nous avons fait 100 km pour rejoindre un glacier que peu de personnes ont réussi à atteindre, c’était vraiment magique mais ça c’est ressenti dans les cuisses le lendemain. Heureusement pour moi (après une très mauvaise nuit), le vent était là mais il y avait aussi un brouillard qui ne cessait de croître. Après deux heures d’attente, la compétition est reportée au lendemain. je vais pouvoir me reposer.

Le samedi, petite prévision de vent et de soleil, ça commence à souffler avec un petit 10 nœuds. Je prépare en vitesse ma 18 et ma 15 m, et c’est parti ! Départ vers midi, 250 kiteurs qui partent en même temps… c’était vraiment un beau spectacle.

Un début de course normal, je passe en 8e la première porte, impossible de tenir la vitesse des premiers qui ride sur des skis de descente de plus de 220 cm, je suis en skis de poudreuse de 180 cm. La différence se fait surtout sentir quand il faut tirer des bords. Puis, je gratte des places en montant au sommet d’une colline pour rejoindre la  2e porte. Jusqu’à la 4e, je suis un peu le train-train en restant autour de la 5e place, mais les gars derrière et devant vont bien plus vite que moi.

Le vent tombe alors complètement pendant 15 min, juste avant la fin du preemier tour. Tout le monde marche le plus vite possible pour rejoindre une zone ventée, je redécolle mon kite en premier, ce qui me permet de finir le premier tour en tête. Je prends alors plus de 2 km d’avance, qui m’ont certainement permis de finir dans les premiers. J’ai gardé mon avance pendant presque 30 minutes, mais les deux leaders finissent par me dépasser.

L’endurance se faisait ressentir après 100 km de course… mais l’adrénaline permettait de passer bien au-dessus. Puis lors du dernier tour, à 2 km de l’arrivée, je me fais doubler au près par le troisième.

Je finis donc la course en 4e position, 10 minutes derrière le vainqueur, c’est à dire en 3 heures et 22 minutes. Je suis vraiment content de mon résultat surtout quand je compare la taille des skis de mes concurrents aux miens.

Je suis aussi très heureux de constater que faire du parapente et du vol à voile en parallèle de ma pratique en kite, m’aide beaucoup à choisir où passer, à quelle vitesse et à quel moment. J’ai ridé en 18m Diablo v4, avec un vent entre 0 et 15 nœuds. L’année prochaine c’est sûr, je reviendrai plus équipé.

Merci au photographe Andris Potass et aux belles images de Titouan.

On a bien compris l’idée… une compète à ne surtout pas manquer l’année prochaine.

Tags : racesnowkite